+ 32 2 640 21 23 | Emergency 24/24, 7/7

L’obstruction urinaire chez le chat (FUS)

Les affections de l’urètre et de la vessie sont des pathologies fréquentes chez le chat.
On parle de syndrome urologique félin (F.U.S pour Feline Urologic Syndrome) pour tous les chats qui ont des difficultés à uriner, qui présentent une obstruction de l’urètre ou des cystites chroniques.

Les calculs sont parfois en cause, mais pas toujours. En effet, ce syndrome peut être dû à des bouchons muqueux ou à du « sable » (poussière de cristaux) présents dans l’urine, à une infection du tractus urinaire, à des spasmes ou des strictions de l’urètre. Leurs conséquences peuvent être très graves voire mortelles.

Par conséquent, lorsqu’un chat présente une obstruction urétrale, due ou non à des calculs urinaires, il s’agit d’une situation d’urgence pour laquelle il faut rapidement emmener l’animal chez le vétérinaire.

Les animaux de 2 à 5 ans sont plus fréquemment touchés par le F.U.S.

Origines

 

Les chats mâles sont plus souvent concernés par l’obstruction urinaire du fait de l’anatomie de leur urètre.

Une alimentation dite de « grande surface » ou bas de gamme est souvent trop riche en magnésium et/ou phosphore, augmentant ou diminuant le PH des urines et ainsi favorisant l’apparition de calculs dans la vessie. Le chat est un animal qui boit peu et donc présente des urines qui sont très concentrée dont les sédiments sont moins fréquemment éliminés.
Les chats qui manquent d’activité semblent souffrir du F.U.S plus souvent que ceux qui font de l’exercice régulièrement (les citadins sont plus affectés que les chats de campagne…).

Symptomes et signes d’alerte

  • Des difficulté à uriner : lorsqu’un animal est en position mais que rien n’est émis (ou alors très peu)
  • De la douleur : l’animal miaule lorsqu’il tente d’uriner
  • Du sang dans les urines
  • Un globe vésical : la vessie est grosse comme un pamplemousse dans l’abdomen et très dure. Au vu de la douleur, votre chat ne préfèrera pas qu’on lui touche l’abdomen mais ce symptôme est significatif.
  • Abattement, anorexie, hypothermie, vomissement : tous ces symptômes sont dûs à une intoxication à l’urée retenue dans l’organisme.
  • Le coma, qui signifie une souffrance extrême de l’organisme, signe qu’il faut ammener votre chat au plus vite chez un vétérinaire.

Diagnostic

Le diagnostic se fait lors de l’examen de votre chat par la palpation du globe vésical dans son abdomen.

S’en suivent en général une échographie et/ou une radiographie afin de déterminer l’intégrité de la vessie dans l’abdomen.

Une analyse urinaire permet de déterminer le type de cristaux en cause (struvite le plus fréquemment, oxalate dans 20% des cas, urate, phosphate, xanthine, ou cystine) et d’adapter le traitement.

Traitement

Le traitement d’urgence consiste à « déboucher » le chat, c’est-à-dire à enlever le calcul qui bloque l’urètre. Le vétérinaire anesthésie le chat, lorsque sa concentration sanguine en potassium (cardiotoxique) le permet, et réalise un sondage urinaire. La sonde urinaire reste en place pendant 48h afin de vidanger la vessie et de la rincer pour évacuer tous les calculs de petite taille présents dans la vessie. Une fois la sonde retirée, on observe si le chat urine normalement.
Le chat est perfusé afin de relancer la production d’urine et de lutter contre les désordres en ions et en eau du sang, ainsi que contre l’insuffisance rénale aiguë dus à l’obstruction.
Un traitement médical est aussi mis en place : un acidifiant urinaire en cas de calculs de struvite, des anti-inflammatoires contre l’inflammation de l’urètre ou de la vessie, des antibiotiques en cas de surinfection bactérienne (rare) et pour éviter les infections secondaires dues à la sonde, des antispasmodique contre les spasmes urétraux douloureux.
Une alimentation spéciale est impérative pendant deux mois afin de dissoudre tous les calculs de struvite restant dans la vessie, l’alimentation est modifiée après contrôle urinaire et/ou échographique. Par la suite, une alimentation adaptée et une multiplication des points d’eau sont vivement recommandées pour diminuer le risque de récidive.
Si il y a présence de cristaux d’oxalate, une intervention chirurgicale (cystotomie) est parfois nécessaire pour retirer les calculs de la vessie. En effet les calculs d’oxalate ne sont pas dissolubles avec un changement d’alimentation.
En cas de récidive, une urétrostomie est pratiquée afin d’enlever le pénis et ainsi la partie étroite de l’urètre responsable du blocage des calculs urinaires.